Le Béal

 BANCS D'UTOPIE / WE SIT TOGETHER / FRANCIS CAPE 

Un village Camphill dans la Drôme
Depuis 1972, des hommes et des femmes avec et sans handicap font vie commune au Béal.

Le Béal - photographie Master « Design Exposition » ENSBA Lyon, 2015

En 1972, Richard Hediger, pionnier de l’agriculture biodynamique en France et son épouse Margaret s’installèrent au Béal, un ancien moulinage de soie à Taulignan dans la Drôme, avec des jeunes gens en difficulté. En 1977, après avoir suivi des formations dans des communautés socio-thérapeutiques en Écosse, en Allemagne, en Suisse et particulièrement dans les communautés du mouvement Camphill, les successeurs du couple décidèrent de pousser plus loin le projet social en accueillant des adultes en situation de handicap mental. Ce sont les « compagnons ». Des éducateurs spécialisés et de nombreux jeunes volontaires rejoignirent la communauté pour vivre en compagnonnage avec les adultes handicapés selon les principes du mouvement Camphill.
En 1979, l’association Camphill Le Béal fut créée. Elle a été agréée au titre de l’aide sociale par le conseil départemental de la Drôme, dans le cadre des innovations sociales.
Le fonctionnement se révèle très familial : divisée en cinq foyers, l’association compte 23 compagnons, pour autant de personnes encadrantes. Conçu comme un véritable projet social et thérapeutique commun, chacun des foyers est habité par cinq à six compagnons encadrés par un groupe d’éducateurs et quelques jeunes volontaires. La vie s’organise autour des tâches quotidiennes (ménage, lingerie, préparation des repas), de nombreux ateliers (travail à la ferme, jardinage suivant les principes de l’agriculture biodynamique, transformation des produits en jus, confiture, etc.) et des activités culturelles hebdomadaires (chant, peinture et théâtre). Les compagnons participent à l’équilibre et au bon fonctionnement du foyer. Ils sont acteurs du projet de vie communautaire.

Témoignages

Sources et références

Cape (Francis), Bancs d'utopie. We sit together, Guise, Le Familistère de Guise, 2016.



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